26/04/2018 - La grève générale du 30 avril 2018

Le gouvernement fédéral souhaite engager une réforme des services publics fédéraux.

Les propositions en question, rassemblées, entre autres, dans le « Codex », comportent plusieurs modifications fondamentales du fonctionnement et du service rendu par la fonction fédérale.

C’est pourquoi le front commun syndical entend renforcer sa position au cours des négociations en menant fréquemment des actions et ce, à partir du 30 avril.

Un nouveau statut nommé codex? Le codex reprend le cadre réglementaire pour le statut du personnel de la fonction publique fédérale. Tous les aspects de la carrière y sont intégrés. Cela parait innocent, si ce codex n'était pas l'outil choisi par le ministre Vandeput pour réaliser des économies.

 

« Vandeput : Arrête tes économies ! »

 

Maintien l’emploi statutaire !

Avec la suppression de la nomination statutaire, c'est l'indépendance de la fonction publique qui est compromise. C'est la porte ouverte à l'arbitraire et au clientélisme. Quel fonctionnaire risquera de perdre son emploi en prenant une décision qui ne sera pas appréciée par le « politique » ? Chacun sera victime de cette situation. Un emploi dans la fonction publique sera-t-il encore attrayant? Les contractuels ont un salaire moindre, un pension plus faible et une protection sociale au rabais. On ne se bousculera plus au portillon pour travailler dans la fonction publique.

 

Pas de travail intérimaire !

Le travail intérimaire dans la fonction publique fédérale, c'est un salaire médiocre et pas de protection sociale. Avec le travail intérimaire, on introduit un statut bidon sans sécurité d'emploi et de revenus. Le travail intérimaire c'est une idée saugrenue, comme votre boulanger qui remplacerait un juge absent, ou un dentiste qui prendrait la place d'un pompier. La majorité des emplois dans la fonction publique fédérale nécessite une spécialisation, une formation, une expérience et des connaissances spécifiques. Le travail intérimaire dans la fonction publique fédérale, c'est un pour le prix de deux. Effectivement, un travailleur intérimaire coûte le double d'un agent ordinaire et cela en période de restrictions budgétaires drastiques.

 

Maintien le régime de congés !

Le ministre Vandeput veut rogner sur les congés annuels de vacances, les congés de circonstances et les congés de récupération du personnel fédéral. Il commet une erreur. En effet, ces régimes de congés permettent d'équilibrer vie privée et vie professionnelle. Un impératif absolu alors que le nombre de burnout ne cesse d'augmenter et que l'âge de la pension est relevé.

 

Maintien le crédit maladie !

Lors du dernier conclave budgétaire, le ministre Vandeput a proposé de remplacer le système actuel du crédit maladie pour les agents fédéraux par un système qui garantit 30 jours de salaire par an. Une fois ces 30 jours passés, l'agent n'aurait plus droit qu'à 60% de son salaire. C'est une mesure impitoyable. D'une part, on réalise des économies au détriment des personnes déjà accablées, car les personnes atteintes d'une maladie grave, seraient pénalisées sur le plan financier. D'autre part, c'est une mesure qui ne se justifie pas. Ce régime est encore plus minimaliste que ce que l'on connaît dans le secteur privé.

Heureusement, le Codex qui est soumis à la négociation ne reprend pas (du moins pas encore) cette proposition. Mais la suppression du système de congé maladie risque fort de faire sa réapparition…

 

La défense de nos intérêts commence par votre participation à la grève générale du 30 avril 2018 !

 

Attention :

Avertissez votre chef de service.

Une cessation concertée du travail n’est pas une journée d’absence irrégulière si vous avez averti votre chef de service à l’avance et elle n’a alors pas d’impact sur le calcul de l’ancienneté. Par contre c’est une journée non-rémunérée. Par conséquent, un jour de salaire sera déduit avant le jour de la grève. Votre syndicat paie une indemnité de grève de 30,00 euro sur la base d'une copie de la feuille de rémunération sur laquelle cette déduction est faite.